jeudi, 3 novembre 2011

VENTE DE NEW LIFE (descriptif du bateau)

NEW LIFE A VENDRE

Vulcain IV tranformé

Plan :Gilbert Caroff, Vulcain IV transformé
Constructeur : Brument (coque) + semi-professionnelle pour le reste. La construction intérieure est chaleureuse, mélange d'acajou et de contre-plaqué.
Matériaux de la coque : Acier
Longueur : 10.99m. / Largeur : 3.60m / Tirant d'eau 1.70m
Poids : 8 Tonnes

Mise à l'eau : Première mise à l'eau octobre 2002 après 13 ans de construction

Pavillon : Suisse




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Moteur : (accessible de tous côtés, il est donc aisé d'y travailler)

Volvo Penta MD 2040 D-BT (janv./fév. 2004)
Puissance : 40 CV
Heures de moteur : 1600
Inverseur : Hurth (changé en 2008) *
* L'ancien a été complètement révisé par l'importateur Hurth pour les Etats-Unis et fait partie des pièces de rechange.
Réservoir diesel : 250 litres
Silent-blocs : neufs (changés oct. 2011)
Tresse de presse-étoupe + baque hydraulube neufs (changés oct. 2011)




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Gréement de sloop (2002)

Mât Sparcraft NG 60 de 12.60m / barres de flèches
Bôme Sparcraft F 220
Echelons de mât
Grand-voile, 3 ris + lazy-jack
Génois sur enrouleur Facnor SD180
Trinquette sur enrouleur Facnor SD180
Génois léger sur émérillons sur 3ème étai
Spinnaker de 110 m2
2 tangons de spinnaker
Winches principaux : 2 x Lewmar 46 et 2 x Anderson 46
Ridoirs spéciaux




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Mouillage :

Guindeau électrique Quick (2005) de 1000W
- Mouillage principal : Ancre Delta de 25 kg avec 80 mètres de chaîne, diamètre 10 (nouvelle chaîne mai 2011)
- Mouillage secondaire : 2 ancres plates Britany 20 kg et 15 kg, 1 ancre CQR
18 kg + 60 mètres de cordage de 25 mm
- Jet sous pression pour le rinçage du mouillage





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Electricité :

3 parcs de batteries sèches Optima
- 1er parc (batteries de service) : 4 batteries total 220 amp (2008)
- 2ème parc (batteries de service de réserve) : 2 batteries total 110 amp
- 3ème parc (batterie moteur) : 1 batterie 850 amp (2011)

Panneaux solaires

- 4 panneaux Sunwize de 55W/chacun, avec régulateur/répartiteur (2 parcs de batteries)
- 1 panneau 18W, avec régulateur (maintien de la batterie moteur)

Eoliennes

2 Aero6gen (2007), avec 2 régulateurs/répartiteurs (2 parcs de batteries)

Moteur

Régulateur/répartiteur (3 parcs de batterie) pris sur l'alternateur

Convertisseur 400W - 12/220V
Génératrice moteur thermique portable 220V - 2800 Watts
Réseau du bord : 12V et 220V. Seulement à quai pour le 220V avec chargeur 12/220V

Chauffage

Chauffage à gasoil de marque Réflex, avec radiateurs
Isolation complète du bateau jusqu'à la ligne de flottaison (6cm)




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Electronique/Navigation/Communication

VHF standard Horizon Eclipse DSC (2011) avec haut-parleur extérieur
GPS Raymarine RN 300 (2009)
BLU Kenwood TS 440 avec boîte intérieur incorporée + une boître d'accord extérieure
Radar Furuno modèle 1621 Mark-2
Loch/sondeur/speedo : B&G Network Quad + répétiteur extérieur
Pilote automatique Autohelm 2000 avec adaptateur se fixant sur la pâle du régulateur d'allure
Régulateur d'allure Ariès
Compas Suunto D 116-sail
Compas de relèvement Raythéon
Baromètre et horloge Altitude
Radio+lecteur de cassettes/CD avec emmagasineur de 12 CD, 4 haut-parleurs
Barre hydraulique + barre franche




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Aménagements

5 couchages possibles:
- double couchage dans le triangle avant
- cabine double (lit breton) à l'arrière
- 1 couchette navigateur dans la coursive tribord

Salle de bain

- WC pompe à main R&M (changée en 2011)
- évier eau douce sous pression
- bac de récupération des eaux noires (vidange sur le pont ou vanne bipasse)
- douche (fixée mais jamais utilisée ne voulant pas amener de l'humidité dans le bateau)

Cuisine en L (ouverte sur le carré)

- cuisinière en inox Techimpex 3 feux + four (tous les thermocouples et électrovannes ont été changés en 2011)
- gaz propane (système américain - 2 bouteilles de 13 kg et système européen - 3 bouteilles camping gaz de 6 kg)
- frigidaire 80 litres, compresseur Danfoss
- évier 2 bacs (entrée eau de mer et eau douce 2 x pompes à pied Whale + eau douce sous pression)
- désalinisateur Power Survivor 5 litre/heure (réservoir de stockage séparé)
- cuisine complètement équipée (vaiselle, verres, casseroles, etc.)
- table du carré fixe




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Eau

3 réservoirs en époxy : total 280 litres (entièrement refaits en 2009)
- 1x sous le banc du carré tribord 100 l.
- 1 x sous le banc du carré babord 100 l.
- 1 x sous la table du carré 80 l.




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Table à cartes

Grande table à cartes comprenant tous les panneaux de contrôle, siège réglable




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Cockpit

- Table + pied amovibles
- coussins en sky/Vinyl beige (mousse flottante de 5 cm. neuve, coussins refaits en mai 2011)
- capote en souple avec possibilité d'ouvrir la partie centrale + taud sur la partie barreur
- grand taud avec récupérateur d'eau de pluie se fixant sur la bôme au mouillage
- douche sous pression




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Survie

Radeau de sauvetage Zodiac (en box), type BD6 ESP C - Catégorie ISO DIS 9650/92 pour 6 personnes (dernier contrôle 2010)


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Autres

- Annexe Caribe C9
- Moteur HB Yamaha 5 CV - 2 T (2008)
- Moteur Honda 10 CV - 4 T arbre long (ancien modèle)
- Portique, bossoirs, fermeture du balcon arrière transofrmable en échelle de bain et passerelle pour descendre à quai
- nombreux pare-battages
- matériel de pêche et fusil sous-marin

En supplément si acheteur intéressé

- Compresseur de plongée Coltri 4 m3 (2004) avec moteur thermique à essence 4T neuf en 2010
- 2 bouteilles mono de 12 litres + octopus, stab, shortis homme/femme, etc.

Dernier carénage : oct. 2011 Deltaville, Virginie (USA)


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Pour tous renseignements complétentaires nous contacter :


echenard1@hotmail.com
batonewlife@gmail.com

lundi, 10 octobre 2011

En Suisse, Grandson, Avenches, Sion, Le Creux du Van

Salut à tous,





Toujours intéressés par nos balades ?




Alors allons nous divertir à Grandson, qui a organisé pour le week-end une fête médiévale. Il ne reste plus rien aujourd’hui de la première mention de château « Castrum Granzionis » propriété d’Adalbert II de Grandson qui date de 1050. Othon, chef de la maison de Grandson a pu achever au XIIIe siècle la construction de ce château grâce à la manne de son ami le futur roi d’Angleterre, Edouard Ier qui était membre de sa suite lors de la 8ème croisade.




Puis il y a eu, le tournant du XIVe et du XVe siècle où la lignée des seigneurs de Grandson s’est éteinte à la mort du fils d’Othon III, homme de guerre et poète. Les comtes de Savoie reprennent le fief en entreprenant de considérables transformations afin d’améliorer le confort et renforcer la défense du château. 1475 les guerres de Bourgognes éclatent, Grandson est assiégé. Le 2 mars de l’année suivante une armée suisse de 18'000 hommes avance sur Grandson afin d’en chasser Charles le Téméraire qui comptait corriger ces vachers. Vaincu, le Téméraire abandonnera sur place tout son camp y compris son trésor; vaisselle d’or, pierreries, tapisseries précieuses, monnaie.






Durant les siècles qui suivirent cette période tumultueuse, le château changea à maintes fois de propriétaires, voyant se succéder les baillis bernois, fribourgeois, la République Helvétique, le canton de Vaud ainsi que des familles privées, chacun y apportant son lot d’améliorations. La famille Filipinetti de Genève ouvre le château au public en y aménageant notamment le musée de l’automobile. Mais par manque d’argent le château ferme ses portes durant quatre longues années avant d’être racheté par La Fondation Zürichoise pour l’Art, la Culture et l’Histoire avec la participation de la Confédération.




C’est grâce à cet apport que l’on peut aujourd’hui franchir les murs de ce château en se retrouvant plongé, le temps d’un week-end dans le monde de la chevalerie où manants et seigneurs se côtoient,…













… en nous faisant revivre cette époque au travers de diverses animations où vous l’aurez compris la guerre et les conflits étaient fréquents. Ici des chevaliers qui s’équipent et partent au combat,…










… pendant que d’autres festoient en attendant le retour des vainqueurs.










Là, un tailleur de pierre qui souhaite transmettre son savoir. Plus loin un menuisier, un potier qui s’activent pour créer des ustensiles aux usages multiples, pendant que dans un autre coin une folle farandole démarre au son d’un violon, alors que de jeunes insouciants se désarticulent dans un jeu d’adresse pour éviter un couteau lancé à leurs pieds.








En quittant Grandson au volant d’une « chariotte » en cette fin de journée de l’an 2011, nous avons l’impression d’avoir été catapultés trop rapidement au XXIème siècle; la circulation est dense sur l’autoroute et un bouchon de plusieurs kilomètres se dessine à l’horizon.





La Suisse étant un pays très diversifié où nous pouvons passer de la plaine à la montagne au travers de paysages pittoresques sans devoir faire des milliers de kilomètres, nous en profitons pour la faire découvrir à Marvin à chaque fois que l’occasion se présente.




Nous venons de partir au Moyen-Age, marchons aujourd’hui sur les traces des Romains car vous l’aurez deviné, nous aimons bien allier histoire, culture et découverte.




A part la BD d’Astérix et Obélix que sais-tu des Romains Marvin ? Euh, que Jules César était à la tête de ce peuple d’envahisseurs qui ont construit des voies romaines, des aqueducs, des ponts pour permettre à son armée d’avancer et conquérir de nouvelles terres.











Sais-tu à quoi tu devrais penser si on te disait Romains et Helvètes ?


- Non !


Alors il est temps d’aller à Avenches qui était la capitale de l’Helvétie au temps des Romains.




Le nom d’Aventicum dérive du nom d’une divinité celtique des eaux ; Aventia, déesse locale, titulaire de la cité romaine. La région d’Aventicum a été occupée à maintes époques. Son accès au réseau fluvial et lacustre a permis le développement favorablement du commerce et a facilité les échanges. Les traces d’une occupation du site antérieure à la conquête romaine ont été repérées à plusieurs reprises, mais ce qui va occuper notre journée aujourd’hui c’est de marcher sur les traces des romains et d’y découvrir les vestiges qu’ils ont laissés. Le Musée Romain situé dans la tour médiévale qui surplombe les célèbres Arènes est une bonne introduction aux fastes et raffinements de la Rome antique. Difficile de trouver un bon angle de prise de vue sur ces belles arènes qui sont recouvertes aujourd’hui de sièges en plastique pour la manifestation musicale Rockoz’Arènes.











Un seul coup de baguette magique à l’entrée du musée, nous voici immergés dans l’univers des habitants d’Aventicum, chassés et conquis par les romains venus s’y installer en l’an 58 av. J.-C. Maquettes, mosaïques colorées, vaisselle finement ouvragée et bijoux précieux ne sont que quelques-uns des vestiges que l’on peut admirer dans cet endroit. Quant à Marvin, il ne peut s’empêcher - depuis qu’il a eu un cours particulier à Grandson - de se sentir dans la peau d’un tailleur de pierre. Je préférerais graver de la pierre qu’écrire dans mes cahiers, nous dira-t-il, ça prendrait plus de temps et il y aurait du coup moins à faire !








Empreints de cette noblesse impériale, nous poursuivons notre découverte du monde helvético-romain en nous rendant aux thermes, qui font partie de la culture romaine. Ils ont été édifiés en l’an 77 dans le cadre du programme d’équipement urbain de la ville. En offrant à sa cité cet édifice majeur assurant tout à la fois l’hygiène corporelle par les bains, les massages, les soins esthétiques, les sports et la promotion d’un mode de vie socio-culturel typiquement romain en ce lieu de convivialité, de rencontre, de loisir à l’écoute des orateurs ou à la consultation d’une bibliothèque, une lignée de riches bienfaiteurs met à disposition de toute la population urbaine une infrastructure aux normes les plus exigeantes de l’époque, indispensable à la réalisation de l’idéal tant vanté par le slogan de Juvénal, mens sana in corpore sano.










De nombreuses comédies ou tragédies ont été mises en scène dans ces murs qui assumaient également une fonction politico-religieuse en accueillant certainement des spectacles « sacrés » donnés à l’occasion du culte impérial. Une cinquantaine de gradins accessibles par 11 couloirs voûtés accueillaient environs 12'000 personnes les jours de représentation. En fermant les yeux, on entend presque le brouhaha des spectateurs et le chuchotement des artistes répétant en coulisses. Quant à la colonne dite « Le Cigognier » elle se dresse, aux abords du théâtre comme un clin d’œil à ce passé laborieux qu’était l’époque romaine.










La mer, l’eau, les grandes étendues turquoises et le silence des profondeurs doivent commencer à me manquer car même en me promenant en campagne, les couleurs des ces beaux glaïeuls courbant l’échine sous le vent…











…. me font penser aux petits nudibranches que je rencontre parfois en plongée et qui ondulent comme des danseuses de flamenco, tournoyant leur robe colorée juste pour le plaisir des yeux.












Bien entendu on ne rencontre pas de si belles créatures sous les eaux lémaniques, mais côté navigation le Lac Léman peut surprendre, de part la proximité des montagnes alentours, le navigateur non averti.










Et voici le dernier meeting de la saison en ce qui nous concerne : Sion 2011. Je ne vais pas revenir sur les avions mythiques qui volaient également ce week-end puisque j’en ai déjà largement débattu lors du centenaire de la Blécherette (publication précédente). Ils étaient bien évidemment tous là et nous avons pu admirer encore une fois, malgré un plafond bas, la prestation du Spittfire.










Dans un tout autre registre, les avions à réaction F16, F-5 Tiger, Falcon et Typhon sont venus quant à eux faire trembler, non pas les murs de Jéricho, mais les montagnes dominant l’aéroport de Sion où leur performance a été saluée par un public ébahi devant la manoeuvrabilité et la puissance de leurs réacteurs.











Au fin fond de son atelier, mon rêveur de mari, ne se sent plus lorsqu’il rentre d’un meeting, qu’il soit de modélisme ou avec de vrais « ya-yions ». Ses doigts découpent, poncent, assemblent, collent, entoilent et voici que le E.T.1 et le E.T.2 voient le jour.












Piloter un avion… oui mais ….


En attendant de trouver une réponse au oui mais…. Guy, l’ami d’enfance de Thierry, nous emmène faire un tour à bord d’un Piper. Nous décollons de la Blécherette, survolons Lausanne et partons en direction du Jura découvrant une campagne vaudoise qui cherche à rivaliser avec un patchwork multicolore où les cultures et forêts se côtoient dans une harmonie parfaite. Le château de Mathod nous fait un clin d’œil en passant, la clarté des rives du lac de Neuchâtel nous invitent à la baignade, quoique…




Les conifères quant à eux ne se laissent pas impressionner par l’automne qui commence à imposer ses couleurs, seuls les coquets feuillus arborent de nouvelles robes ocres, jaunes ou rouges.








Ce que nous n’avions pas réalisé tout de suite avec Marvin, c’est qu’à peine étions-nous en l’air que, Guy avait passé les commandes à Thierry et que, c’est lui qui nous faisait découvrir ce beau paysage. Aucunement gêné par la brume se levant et les petites turbulences rencontrées au survol des montagnes jurassiennes, il a gardé son assiette ne perdant pas un mètre à son altimètre en effectuant les petits exercices que lui demandait son ami pour une bonne prise en main de l’appareil. Nous survolons le Creux du Van, cet immense cirque rocheux naturel situé à la frontière entre les cantons de Neuchâtel et de Vaud. Ces falaises hautes de 160 mètres entourent un fond de vallée de 4 km de long sur 1,5km de large. Ces parois abruptes, viellent de 200 millions d’années ne nous laissent pas de marbre en nous offrant un spectacle époustouflant. Il nous faudra y revenir à pied pour y découvrir la faune et la flore qui s’y cachent.












Le trajet du retour se passe tout aussi bien, Guy reprenant les commandes juste pour l’atterrissage. Une fois au sol tout le monde s’active pour débarrasser l’avion des moustiques qui se sont immanquablement écrasés sur les ailes ou le plexi du cockpit. Encore de l’administratif pour Guy qui doit clôturer son plan de vol. Cette belle expédition se terminera dans la bonne humeur autour d’une fondue chacun se remémorant ses émotions ; surtout celle où Guy nous a fait vivre un moment d’apesanteur en effectuant un piquer avec l’avion, wahou.










Voilà, c’est sur cette belle virée que se termine notre périple helvétique. Oh il y aurait bien d’autres choses à vous faire découvrir, mais le temps nous manque.












En ce qui concerne nos futurs projets, adaptés en fonction de ceci ou de cela ; rappelez-vous le but de notre long séjour au pays, l’essai scolaire de notre moussaillon entre autre, un retour à une vie plus stable pour l’équilibre et le bonheur de notre famille. Eh bien cette tentative a été concluante et nous a permis de mieux cerner les besoins de chacun. A deux contre un je ne faisais de toute manière plus le poids pour continuer le voyage étant bien consciente que Marvin arrive à un âge où il est important de pouvoir se mesurer avec des copains tout en ayant besoin d’une continuité et d’une stabilité dans ses relations.






Au départ en 2002 on le disait déjà, si on arrive à voyager 10 ans, on aura pris un sacré acompte sur notre retraite avec une priorité sur le bien-être familial. Alors voilà on arrive gentiment à la fin de notre aventure marine, il est temps pour nous de rentrer au bercail, Thierry ayant fait le tour de la question (construction/voyage) et Marvin ayant d’autres attentes. Concrètement, nous allons mettre New Life en vente, donc avis aux amateurs. Dès qu’il le sera nous reviendrons au pays et débuterons une autre New Life.




Fixer une date de retour ? Impossible pour le moment, car on ne peut pas prévoir avec quelle rapidité le bateau se vendra, une fois l’administratif réglé bien entendu. Une seule chose est sûre, nous allons tout mettre en œuvre pour que moussaillon retrouve rapidement ses copains et l’équilibre qu’il a besoin en ce moment. Sur le principe donc nous gardons notre projet des Bahamas pour cet hiver avec une remontée éventuelle sur le Canada au printemps/été 2012 tout dépendant vous l’aurez compris, d’un acheteur potentiel.




En continuant à lire le blog vous serez les premiers informés de ceci ou de cela. Encore une fois nous regrettons, malgré notre long séjour au pays, de n’avoir pas pu tous vous revoir, ce sera pour la prochaine fois puisqu’une nouvelle vie à terre se dessine à l’horizon. Alors on vous dit à tout à bientôt.




Avec nos meilleures pensées,


Les New Life en balade

vendredi, 16 septembre 2011

En Suisse, Gruyères, Solalex, Vugelles, La Blécherette

Salut à tous,



La balade helvétique continue puisque nous vous emmenons aujourd’hui au cœur d’un paysage verdoyant des Préalpes fribourgeoises, plus exactement à Gruyères.







Le château construit en 1270 domine majestueusement cette belle contrée, ombragée et parsemée d’essences alpestres. Une légende prétend que le mot « Gruyère » vient de Gruérius, capitaine de la 6ème légion de vandales qui choisit de s’établir dans cette région en 436 et à qui le roi de Bourgogne aurait inféodé la terre et le pays de Gruyères en 510. Ce guerrier, premier ancêtre des comtes vit en cet endroit riche en forêts, en eaux et en gibiers une terre prospère pour y installer ses vassaux qui trouveront des remparts protecteurs à l’heure du danger. Et voilà comment Gruérius fonda la ville de Gruyères ainsi qu’un édifice fortifié qui, au fil de l’histoire, devint l’actuel château.



Contemplant ses terres un soir où le ciel s’était empourpré de rose, une grue blanche s’en vint confiante, se poser sur l’épaule de ce vandale. Voilà dit-il un oiseau d’heureux présage et il choisit dès lors d’en décorer son blason et ses armes.







Mais il convient de distinguer la légende de la réalité. Selon l’historien Hisely qui fit des recherches minutieuses au milieu du siècle passé, que le terme « Gruyère » vient de « grand-gruyer » ce qui en langue romane signifie « garde-forestier ». Cet officier juge des eaux et des forêts était chargé d’administrer et de réprimander les délits de tout un secteur que l’on nommait la Gruerie.



Légende ou réalité, qui dit vrai ? Ce que l’on peut affirmer c’est que les origines de ce château ne sont actuellement pas connues avec précision alors que cette maison comtale figure parmi les plus importante de Suisse romande. Nous savons néanmoins que du XIe au XVIe siècle, dix-neuf comtes y sont attestés. Michel, le dernier comte de Gruyères dut affronter des difficultés financières et annonça sa banqueroute en 1554 (comme quoi, ces soucis-là ne datent pas d’aujourd’hui). Les créanciers des villes de Fribourg et Berne, se partagèrent donc ses terres. Le château fut dès lors le siège des baillis fribourgeois, puis la résidence des préfets jusqu’en 1848. Mis en vente en 1849 il devint la propriété des familles Bovy et Balland qui, tout en y séjournant l’été, s’occupèrent de sa restauration avec l’aide de leurs amis artistes.









Environ 90 ans plus tard l’Etat de Fribourg racheta le château pour y fonder un musée. Sa visite est un passionnant voyage à travers huit siècles d’architecture, de culture et d’histoire.









Les galeries en bois magnifiquement décorées furent construites en 1586-1587, c’est-à-dire près de 300 ans après l’édification du château, ce qui explique que les rayons du soleil ne viennent même plus éclairer l’horloge solaire qui renseignait les châtelains sur le temps qui s’écoulait.







Les vieilles portes, façades et une ancienne mesure à grains donnent de l’originalité au petit village de Gruyères où….








… il fait bon déguster une coupe de fruits accompagnée de crème au baquet…










… avant de redescendre dans la vallée pour voir atterrir ces parapentistes le cœur léger comme l’air alors que nous avons le ventre bien tendu !










Mais Gruyères ce n’est pas qu’une cité médiévale, c’est aussi le nom donné au fameux fromage à pâte dure qui nous manque tant en voyage. Exporté « Le Gruyère » l’est bien, mais à quel prix ? J’avoue que parfois nous craquons pour un petit morceau de cette gâterie. Certains navigateurs suisses rencontrés au cours de nos péripéties ne partent pas sans une meule à bord. C’est vous dire l’importance que ce fromage a, à nos yeux d’helvètes.



Les différents stades de maturation, vieux, salé, mi-salé, doux flatteront vos papilles gustatives et une fois « contaminés » par le virus gruyère le goût du « reviens-y » ne vous lâchera plus. Depuis notre retour au pays, nous en profitons à chaque repas ou presque.










Maintenant que vous avez la panse bien remplie et que vous commencez à prendre de la bedaine avec le gruyère et la crème au baquet, il est temps d’éliminer quelques kilos. Suivez-nous donc à Solalex (Vaud), à la recherche de fossiles marins dans les pierriers du fameux Miroir d’Argentine.








Fossiles marins en montagne ? Ont-ils attrapé une insolation ou quoi ? Je suis sûre que c’est ce que vous pensez.



Coup de chaleur peut-être après une grimpette de 460m de dénivelé en une heure et demie pour atteindre le Roc du Châtelet, mais insolation en tout cas pas. Il faut simplement revenir aux aires secondaire et tertiaire lors de la formation des Alpes puisque cette région était recouverte par les eaux des océans qui ont immanquablement laissé des traces prouvant que coraux et poissons vivaient bien là, à plus 1680m d’altitude, il y a des millions d’années de cela.



Inutile d’enfiler nos palmes, masques et tuba pour découvrir les fonds marins, il y a belle lurette que la mer s’est retirée. Chausser des tricounis, ça fait un peu vieux jeu, - (semelles de soulier, inventées par le célèbre grimpeur genevois Félix Genecand surnommé Tricouni, dotées de clous afin d’en éviter l’usure précoce tout en ayant une meilleure adhérence au terrain et à la roche), alors c’est équipés de bonnes chaussures de marche, de piolets et d’un pique-nique que nous suivons Thierry, notre guide qui connaît la région comme sa poche.








Enfant déjà ses parents et son oncle guide de montagne, l’emmenaient dans le coin pour de magnifiques balades et des nuits en cabane ou partaient à la recherche des fossiles restés enfermés dans la roche depuis des siècles. Il n’a jamais oublié ces moments précieux, en parle encore comme si c’était hier tout en nous alléchant par ce que nous allons peut-être découvrir là-haut.



Tout en suant, nous admirons la majestueuse chaîne d’Argentine, placée entre les sommets des Diablerets et des Muverans, qui fait partie intégrante de la vie des alpinistes romands. Vous serez tout comme nous impressionnés par sa face nord-ouest sur laquelle se situent les Miroirs qui sont et ont toujours été un paradis pour les grimpeurs à la conquête des sommets de ce monde.



N’étant pas une férue de la montagne, je ne peux que m’incliner devant cette imposante masse de roche et saluer le courage de ces alpinistes à l’esprit sportif et compétitif qui, équipés à l’époque d’une simple corde en chanvre, d’une masse et d’un burin, de mousquetons de pompier, s’élevaient à bras nus, sans freinage de sécurité sur un itinéraire dépourvu de pitons. Ils ouvraient en effet leur première voie dans cette paroi splendide qui hantait les esprits de ceux qui avaient déjà traversés son arête. Je cite ici les paroles de quelques l’alpinistes célèbres de l’époque: L’alpinisme n’est pas un moyen pour atteindre un but, mais il a en soi sa propre valeur. Ou encore : Il est dangereux d’aller dans les précipices pour autre chose que pour le plaisir de grimper. Propos tirés du magnifique livre : Les Miroirs d’Argentine, de Claude et Yves Remy aux Editions Charlet. Cet ouvrage rend hommage aux alpinistes qui ont ouvert cette voie, l’ont conquise et à tous ceux qui y ont laissé leur vie.







(Sur ce montage photos, j’ai entouré d’une ellipse une cordée se trouvant au milieu du Miroir lorsque nous effectuions notre ballade. N’ayant pas un objectif suffisant sur mon appareil, j’ai par contre emprunté sur le web les gros plans).



A chacun son sport, son fantasme, nous ne sommes pas des varappeurs, seulement des touristes en herbe voulant trouver des fossiles, continuons donc notre progression. Arrivés au sommet éteignez vos portables svp, admirez la vue et écoutez la mélodie des cors des Alpes qui, traversant la vallée, chatouillera peut-être vos oreilles dans une communion parfaite avec la montagne. Nous trinquons à l’amitié et au plaisir d’être là pendant que les enfants entament leurs recherches, excités qu’ils sont par les récits de Thierry tout en voulant être le premier à crier Eureka.









Voilà nos hommes qui rivalisent d’ingéniosité pour lancer le barbecue et allumer un feu pour chauffer le café. Non, non Jean-Michel, ce n’est pas le moment de faire ta prière, le feu prendra malgré l’ondée qui passe, fais confiance au scout qui sommeille en toi. Soudain la montagne se fait l’écho d’un cri commun lancé par Mael et Marvin qui ont trouvé leur premier fossile. Ils dévalent la pente, fiers de leur découverte. Nous ne rentrerons pas bredouilles ce qui soulage Thierry qui commençait à douter de ses souvenirs d’enfance quant à l’emplacement du pierrier. Ouf, j’ai eu chaud nous avouera-t-il en redescendant, vous m’auriez lynché si on n’avait rien trouvé !












Il y a quelques années, il mesurait 50 cm pour 3,750 kg. Aujourd’hui 16 août, il fête ses 9 ans entouré d’une bande de joyeux lulus qui croquent la vie à pleines dents en ayant plus d’un tour dans leur sac. Heureusement que les jours ne se ressemblent pas, hier il pleuvait des cordes et je me posais mille et une questions pour occuper les copains/copines venus gâter Marvin.



Par chance ce matin l’astre de lumière a gagné sa bataille contre les nuages, il fait un soleil radieux, ce qui a facilité l’organisation des activités extérieures pour défouler cette équipe qui redouble de vitalité.







Le lendemain de cette belle journée, Marvin a rendez-vous avec ses futures maîtresses, histoire de faire connaissance et de découvrir les lieux afin de dédramatiser ce moment tant redouté d’une scolarité non plus en solitaire, mais en groupe dans un nouvel encadrement. Le reste de la semaine est consacré aux achats des fournitures scolaires afin que notre moussaillon se sente prêt pour le lundi 22.



Par la suite - puisque nous allons rejoindre New life à mi-octobre - il ressort de notre discussion avec Mmes Mégroz et Gendre qu’il sera plus motivant pour Marvin de garder des contacts avec sa classe et les copains que de travailler dans l’ombre du CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) en changeant trop souvent de correctrices qui ont chacune leurs critères de jugement sur les épreuves rendues sans que l’occasion ne soit donnée à notre marin d’élève de faire leur connaissance si ce n’est pas une simple lettre de présentation.



Je suis loin de critiquer cette méthode d’enseignement d’un niveau comparable à une scolarité privée, puisqu’elle a convenu à Marvin et a répondu à nos attentes durant plus de 3 ans. Mais voilà, le petit grandit en ayant d’autres attentes; les copains manquent, la compétition avec un voisin de table tout en se comparant aux autres, être de connivence entre potes pour faire des bêtises, se retrouver après l’école pour jouer ou pour les devoirs, échanger des jeux ou discuter des derniers Ninjago ou Bakogan sortis, en gros une socialisation normale pour son âge.



Je dois avouer que les derniers 6 mois ont été encore plus « galère » que d’habitude pour arriver à boucler l’année CE2, avec un moussaillon qui n’est déjà pas très scolaire, mais qui en plus, avait perdu le peu de motivation qui lui restait.









On le comprend, y’a pas photo ! Alors lorsque nous avons pris la décision de rentrer plusieurs mois cet été, nous avons décidé de lui trouver un autre environnement scolaire; intégrer une classe pour qu’il se fasse des copains et découvre une nouvelle méthode d’enseignement avec une autre maîtresse que maman. Par la suite – puisque nous repartons et que je reprendrai le flambeau – garder des contacts avec cette classe afin qu’il se sente moins seul lors de ses matinées d’école.



Ce qui est fabuleux également c’est que je pourrai bénéficier d’une collaboration étroite avec Mmes Mégroz et Gendre - ce qui est totalement impossible et impersonnel avec le CNED - qui vont m’épauler en me faisant parvenir par internet les documents distribués à leurs élèves. Marvin pourra ainsi être sur un pied d’égalité et continuer à se mesurer avec ses amis, même à distance. Nous allons également mettre sur pied, dans la mesure du possible, des appels avec la classe via Skype. Bien entendu cette situation n’est que provisoire, le temps que nous trouvions une solution avec New Life et que nous puissions rentrer définitivement en Suisse. Il restera encore à déterminer comment valider cette année au niveau cantonal dans un pays en pleine réforme scolaire.



Le temps des cerises étant terminé, se sont les mirabelles qui occupent les journées de Bluette. Le stérilisateur fonctionne plein pot, c’est le cas de le dire, pour que de beaux bocaux prennent place à la cave et tiennent compagnie aux autres fruits déjà conditionnés pour l’hiver.








Il est tentant il est vrai lors de nos ballades en forêt de cueillir des champignons, mais vaut mieux être connaisseurs ou s’abstenir car si vous vous fiez aux belles couleurs de ces amanites tue-mouches (Amanita Muscaria,) très caractéristiques et facile à identifier, elles vous vaudront une belle intoxication dominée par des symptômes neuropsychiques. On peut lire qu’elles sont parfois consommées pour leurs effets hallucinogènes. En ce qui me concerne prendre quelques clichés m’a largement satisfaite. Si par méconnaissance vous en avalez un jour sachez qu’il n’existe actuellement aucun antidote. Donc dans le meilleur des cas si vous vous y prenez suffisamment tôt c’est-à-dire dans les 30 min après en avoir consommé vous aurez droit à un gros lavage d’estomac.







Et voici deux week-ends que mes hommes attendaient avec impatience. Le premier, la rencontre interclubs de Vugelles-la-Mothe, où le modélisme est à l’honneur.



Quelques passionnés se sont réunis pour présenter et faire voler leurs modèles qui sont des « copiés-collés » d’originaux. Beaucoup d’avions sont montés à partir d’un kit, mais il reste encore quelques puristes qui dessinent, fabriquent leurs avions à partir de plans, voire créent leur propre design. C’est notamment le cas du propriétaire de l’avion bleu (en haut sur le montage photos) puisqu’il l’a dessiné et créé de toutes pièces. 4 ans de boulot et un porte-monnaie bien rempli; le moteur seul a coûté plus de 20'000 fr. Une fois terminé, il lui a fallu passer une licence de pilote et obtenir une immatriculation, son appareil dépassant les 40kg. On comprend que ce passionné soit quelque peu nerveux lorsqu’il fait voler et présente son joujou. Quant au planeur, même s’il s’agit d’un kit de 32kg avec ses 3.80m d’envergure, une fois en vol, on a de la peine à distinguer le modèle du vrai tant ses lignes sont parfaites.








Le second week-end, c’est celui du centenaire de l’aérodrome de la Blécherette, juste à côté de chez nous. Cet aérodrome devenu au fil des ans un aéroport régional, enferme dans ses hangars un véritable trésor pour les amoureux non pas de modélisme cette fois-ci mais de la vieille mécanique et des vieilles carcasses. On peut y admirer notamment un bombardier torpilleur Grumman Avenger, basé à Pearl Harbour en 1945, un Morane-Saulnier MS-317 de 1937, qui était utilisé comme avion-école, un Messerschmitt Bf 108B Taifun de 1938, qui est l’ancêtre des avions à réaction allemands, des Piper L4 qui ont servi durant le Deuxième guerre mondiale, le fameux Pilatus P3-05 qui date de 1958, et bien d’autres avions mythiques qui retracent l’histoire de l’aviation de ses débuts à nos jours.








Ces engins, entièrement restaurés et en état de vol, le sont au prix incalculable d’heures de travail, de persévérance et de patience; sans parler des pièces aujourd’hui introuvables qui doivent être entièrement fabriquées. Tous les passionnés de l’Association pour le Maintien du Patrimoine Aéronautique (AMPA) et du Groupement des avions historiques qui veillent sur ces merveilles peuvent être fiers lorsque ces vieux coucous - abandonnés dans un triste état sur de vieux tarmacs désaffectés ou dans un rebus quelconque - se présentent en bout de piste, font chauffer leur moteur et s’élèvent dans le ciel devant un public conquis.








Quant aux prestations en vol des différentes patrouilles PC7 Team Swiss Air Force, Pioneer Team d’Italie, Royal Falcons de Jordanie, Breitling Wingwalkers d’Angleterre, Yakers de Roumanie, etc, elles ont été tout à fait époustouflantes surtout qu’un vent latéral soufflait fort samedi, ce qui ne facilitait pas la tâche des pilotes en constante recherche de perfection pour leurs figures.








Il ne nous reste plus qu’à attendre mi-septembre pour le prochain spectacle en plein ciel ; le meeting de Sion en Valais où, vous l’aurez deviné nous serons de la fête.



Nous voici au 22 août, jour fatidique pour Marvin. Quand faut y aller faut y aller !








Lorsque je l’ai lâché devant l’école, que je l’ai vu rejoindre ses camarades et entrer en classe, j’ai ressenti comme une grosse boule au fond de la gorge, un grand vide dans l’estomac. J’ai regardé les minutes filer sur ma montre et attendu que les heures de cette « lonnnnguuuue » matinée s’écoulent. A midi j’étais une des premières à l’attendre devant l’école. Quand il est ressorti tout sourire, je l’ai accueilli avec un gros OUF. C’est roller aux pieds qu’il est parti à la rencontre de son papa, n’ayant pas pu attendre son retour pour lui raconter cette première journée en classe, tout à fait géniale.









La première semaine s’est bien déroulée, mais il a fallu que Marvin gère beaucoup de nouveautés, tableau noir, agenda, horaires, quantité de cahiers, de livres, de matériel, organisation de son pupitre, etc. Il ne se sentait pas concerné non plus par les instructions données à toute la classe attendant patiemment que la maîtresse vienne vers lui. Pas mal de choses à découvrir pour ce petit bonhomme qui par contre s’est très vite socialisé en se faisant plein de copains. La seconde semaine, le rythme a quelque peu changé puisque les premiers devoirs sont apparus, j’ai retrouvé du coup mon réfractaire d’enfant qui ne voulait plus rien entendre de l’école. On ne baissera pas pour autant les bras !



Ce n’est pas parce que nous sommes sur le plancher des vaches que nous ne suivons pas la météo. Je ne vous apprendrai donc rien en vous disant que nous sommes en pleine saison cyclonique. Une saison bien active cette année, qui nous donne des sueurs froides. Il suffit de voir une image satellite de notre belle planète bleue pour comprendre de quoi je parle.









Le cyclone Irène…,








….déclaré en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson a fait beaucoup de dégâts sur les Bahamas, il a continué sa trajectoire sur la côte Est de Etats-Unis qui a été en état d’alerte maximum. Il a perdu un peu de son intensité en touchant la Géorgie, la Caroline du Sud et du Nord passant en catégorie 2. Lorsqu’il a touché la Virginie – New Life est sur un chantier à Deltaville – il n’était plus qu’en catégorie 1, avec des vents atteignant 118/150km/h. Autant vous dire que nous n’étions pas tranquilles en suivant les infos sur le net. L’Etat de New York était en alerte maximum, son métro certainement fermé, Irène continuant sa course en longeant cette côte tout en faisant de gros dégâts sur son passage, pour aller enfin s’apaiser au Canada.



Normalement – mais qu’est-ce qui est normal aujourd’hui ? – lorsqu’un cyclone touche les terres ou des eaux plus froides il est censé perdre de son intensité. Irène a suivi un peu se schéma mais pas instantanément, il a laissé sur son passage plus de 70 morts et beaucoup de dégâts. Je sais il y a eu pire, mais quelque soit le nom qu’on leur donne, cyclone, tremblement de terre, tsunami, tornade, etc. ces catastrophes sont de moins en moins prévisibles quant à leur impact ou à leur force plus rien n’entrant dans la « normalité ». A qui la faute, si faute il y a ? Le débat est ouvert.



Une fois les lignes électriques et les connexions internet rétablies nous avons reçu des courriels d’amis nous rassurant sur le sort de New Life. Katia, Lee, Nate, Maria, prouvent bien que la saison cyclonique est loin de se terminer. On croise donc les doigts pour tous ceux qui vivent sur la trajectoire de ces phénomènes espérant qu’ils ne soient pas trop dévastateurs.




Voilà pour ce volet-ci, je vous quitte en vous disant à bientôt.




Avec nos meilleures pensées,


Les New Life en balade