mardi, 17 août 2010

Côte colombienne infos pour navigateurs + Curaçao, le 17 août 2010

Salut à tous,

* * * INFO POUR NOS AMIS NAVIGATEURS * * * *




Dans le magazine Compas no 178 du mois de juillet vous avez certainement lu un petit encart mentionnant que dorénavant les 5 Baies le long de la côte Colombienne, sont fermées aux navigateurs. Tenez-en donc compte lors de votre planning de navigation pour la Colombie.



* * * *


Cet été il y a des anniversaires en vue. Le premier, c'est celui de Joy qui a fêté ses 8 ans le 19 juillet dernier. Tous les copains/copines du mouillage étaient présents pour partager avec elle ses gâteaux d'anniversaire. Un bel après-midi à la plage pour tout ce petit monde qui a pu se défouler à souhait.





Le navire école Simon Bolivar, de la marine vénézuélienne est pour quelques jours en ville. Nous n’avons pas résisté à la tentation d’aller y faire une petite visite.








Du plus petit coin du pont en haut des vergues, il est ripoliné et vernis par les quelques 300 marins du bord.





Trouver un endroit sans constructions en cours devient de plus en plus difficile à Curaçao. Les nouveaux resorts, condominium, time-share apartments poussent comme les champignons en automne. L’île est en pleine ébullition.







Néanmoins, il reste encore quelques endroits préservés. C’est le cas notamment de la lagune salée à l’arrière du Jan Thiel Resort, qui nous offre des possibilités de balades avec les enfants…







… qui récoltent du sel en posant plein de questions. Une petite leçon « science-nat » tout en se promenant c’est aussi bien que dans les livres.







Lorsqu’on reste « statique » pendant quelque temps, il est bon de faire un peu d’ordre. Le marché aux puces - le premier dimanche du mois - c’est l’occasion pour chacun de se séparer de certaines choses, non utilisées et accumulées au fond des coffres, depuis des années, d’alléger un peu les bateaux afin de retrouver un peu d’espace vital. J’ai dit se séparer….. non pas….en racheter !








Les vacances scolaires me permettent de consacrer un peu plus de temps à l’écriture. Sylvie Branton, notre amie de Grenade, m’a contactée suite à une enquête lancée par Women and Cruising, le site dont elle est la marraine, concernant des familles naviguant avec enfants. J’ai trouvé l’idée intéressante, surtout si elle peut donner envie et aider ceux qui se posent mille et une questions sur le fait de larguer ou non les amarres avec des enfants. Une famille par semaine sera en ligne, elle vous fera partager ses expériences, ses aventures en vous donnant ses conseils. Vous/nous découvrirez dans http://www.womenandcruising.com


En cliquant à nouveau sur « 12 Questions for 12 Sailing families », puis sur chaque famille individuellement, vous aurez l’histoire de chacune. Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, il sera toujours intéressant de voir les images et de se dire que, tout compte fait, les enfants ne sont pas si malheureux de découvrir la vie avec leurs yeux de mousses.

A bord d’Ojala, nos nouveaux voisins depuis quelques semaines, Béatrice, Francis, Joshua et Tao,





… les enfants s’éclatent,…





… pendant que les mamans se relaxent,….







Au passage des vagues tropicales, qui sont régulières en cette saison, les vents sont souvent changeant et lorsqu’un voisin s’ancre trop proche, voilà ce que ça peut donner. Heureusement pas de casse, nous étions à bord et avons repris sur notre chaîne afin d’écarter les bateaux durant leur absence.







Chaque dimanche après-midi, dès 14 heures, proche de Playa Canoa, sur la côte Nord de Curaçao, quelques passionnés de modélisme se réunissent pour faire voler leurs engins, discuter et échanger des techniques de construction et de vol. Le Curaçao radio contrôle club compte 18 membres.




Nous leur rendons visite quelques fois, ce qui renforce l’idée de Thierry de se construire un avion ; ça lui rappelle sa jeunesse tout comme à notre ami belge, Bob.







Marvin et Drake quant à eux, préféreraient avoir la télécommande en mains que simplement être contemplatifs. Ils s’inventent dès lors d’autres jeux pendant que papa s’instruit.





Nous terminons l’après-midi sur cette côte au vent avec baignade à l’appui afin que tout le monde y trouve son compte.








Nous sommes gâtés ce mois-ci puisque c’est au tour du Cuauhtemoc, navire école mexicain de venir faire escale à Willemstad pour quelques jours avant de continuer sa route vers le Panama et retourner à Acapulco. Sur chacun de ces bateaux, les cadets y séjournent entre 3 et 5 ans selon la durée de leur service naval. Ils sont continuellement en déplacement, participent également à des festivals et rassemblement qui ont lieu un peu partout. C’est toujours avec plaisir que nous les visitons, échangeons quelques mots avec ces jeunes marins et sommes impressionnés par l’entretien des navires.



Entretien, maintenance, amélioration, voici une nouveauté sur New life…








… un taud qui protégera le barreur des rayons du soleil. Nos futures navigations ne seront que plus agréables.


Connie, une voisine américaine a des fourmis dans les jambes, elle organise des promenades auxquelles nous participons volontiers,… enfin Marvin et moi, car le capitaine n’est pas très enthousiaste de marcher par ces chaleurs. Selon la disponibilité de chacun le groupe est différent. Nous découvrons d’autres endroits préservés de l’essor immobilier dont je parlais plus haut. Nous partons cette fois-ci du Dunki national parc où de beaux arbres nous procurent l’ombre nécessaire pour une bonne mise en jambes.



A la sortie de cette mini-forêt, nous débouchons de l’autre côté de la saline ce qui nous permet d’approcher les flamands de plus près.






A notre retour au port, les pêcheurs sont rentrés avec les prises du jour, c’est l’occasion d’acheter du poisson pour le souper.






Je terminerai par l’anniversaire de Marvin. Il a fêté hier ses 8 ans. Eh oui, ça pousse ces « petites choses » et ça ne nous rajeunit pas …





On s’est retrouvé avec les potes du moment sur la plage de Caracasbaai pour un bel après-midi où la baignade était l’activité principale; jeux, déconne, cadeaux, gâteaux tout y était pour que la fête soit réussie. Il manquait juste la famille.







Avec nos meilleures pensées,

Les New Life en balade



mercredi, 21 juillet 2010

Curaçao, le 21 juillet 2010

Salut à tous,

Voilà un mois bien particulier, qui change du train-train quotidien. Thierry a rejoint Olivier à St-Martin pour l’aider à convoyer un catamaran jusqu’à Rimouski, sur le Saint-Laurent au Canada. Marvin et moi sommes restés sur New life à Curaçao. Laissez-moi vous raconter tout ça. Oh succinctement car Thierry n’a pas franchement ramené des photos de son voyage que je ne pourrais donc pas l'illustrer avec grand-chose. Mais revenons un peu en arrière, commençons par le début et vous comprendrez pourquoi un jour j’écrirais un livre « E.T. et les Ch’ty douaniers ».

Au départ de Curaçao, je le quitte au port de pêche à 6 heures du matin, Mick et Pat, l’emmènent à l’aéroport, son avion est à 9 heures. Au retour je me fais un petit café et tout à coup je réalise que j’ai oublié de lui imprimer le papier de l’immigration qui prouve sa sortie de l’équipage de notre bateau. Sans ce papier, l’immigration à l’aéroport ne le laissera pas prendre son avion pour St-Martin.

Il n’y a pas de temps à perdre, je tente d’appeler Mick et Pat par skype, qui ne fonctionne pas ce matin bien entendu… Je saute dans l’annexe, réveille Paty et lui demande de me prêter son portable. Mick et Pat ne sont pas branchés….

Réfléchissons peu, vite et bien.

Il me faut absolument aller à l’aéroport et à cette heure-ci il faut compter une heure avec le trafic. Je reviens sur le bateau, sort Marvin des bras de Morphée, décidée de le laisser chez Paty, de me mettre au bord de la route et d’arrêter le premier véhicule qui passe car le temps d’appeler un taxi, je n’arriverai jamais à temps.

Sur le trajet New Life-Iron, j’aperçois mon voisin dans son cockpit sirotant, son premier café matinal, je déboule sur lui, lui explique la situation et lui demande de m’emmener de toute urgence à l’aéroport. Le temps d’enfiler des habits pour lui, de déposer Marvin chez Paty, nous voilà partis.

La circulation est dense, les voitures avancent au pas. J’ai l’estomac dans les talons. Bref on arrive à l’aéroport à 8h15. Pas de Thierry à la cafétéria, ni dans le hall d’entrée. Après avoir donné son signalement au responsable de la sécurité au bas des portes d’enregistrement, ce dernier se rappelle l’avoir vu passer ( !). Il appelle son collègue à l’étage qui va au devant de Thierry en lui demandant de sortir des rangs et de retourner à la case départ. Quelques ????? se dessinent sur le visage de Thierry qui commence à ne rien comprendre.

- Pourquoi ? J’ai un avion à prendre… Quel est le problème ? J’ai passé la sécurité, no problem ? Tente-t-il d’expliquer.

Il se rend bon gré mal gré dans le hall d’enregistrement. En me voyant, il a encore un plus gros point d’interrogation au milieu de la figure.

- Si tu veux partir, passer l’immigration mon chéri, il te faut ce papier. Bon voyage !

J’apprendrai plus tard que l’avion pour St-Martin a décollé avec 2 heures de retard !

Je peux maintenant descendre la pression et aller boire un café avec David. Au retour, je retrouve Paty, qui m’offre au autre café. Marvin et Joy n’ont rien compris à l’excitation de la matinée.

Le premier trajet Curaçao-St-Martin a été effectué par Iron’s family. Thierry a rejoint Olivier à St-Martin et ils ont continué ensemble pour la grande partie du trajet. St-Martin-Bermudes. 3 jours d’arrêt pour refaire le plein, attendre une bonne météo et départ en route directe sur Halifax.

La météo qu’ils ont eue pour ce voyage a été quelque peu variable : Pas de vent du tout, calme plat, pétole, ce qui leur a valu quelques journées au moteur et leur a permis d’observer ces quelques dauphins venus jouer avec l’étrave du catamaran…



… ou du vent entre 30/35 nœuds en rafales et sous grains. A leur arrivée en Nouvelle Ecosse du brouillard et bien plus frais. Journées mitigées, un jour ensoleillé avec des températures agréables, le lendemain grisaille, pluie et brouillard. Les nuits plus fraîches, ne déplaisaient pas à Thierry qui a quitté le bateau à Halifax, Olivier continuant jusqu’à Rimouski.

Pendant que nos marins étaient en mer, j’ai eu un peu de mal avec moussaillon qui, pour la première fois, se trouvait séparé si longtemps de son papa. La première semaine il a perdu l’appétit et pleurait souvent. Heureusement que les vacances scolaires nous ont permis de faire d’autres activités, optimist, wake, d’aller au cinéma afin de lui faire passer sa nostalgie qui a donné le tour dès les premières nouvelles reçues depuis Bermudes.




Les vacances scolaires c’est aussi l’occasion de faire plus tard le soir, de se retrouver entre copains autour d’un feu et de faire griller saucisses ou marshmallows qui ne sont appréciés de tous.



Mon souci était qu’après son voyage Thierry attrape la « catamania ». Mais oui vous connaissez tous cette maladie des pieds et de l’espace qui menace chaque marin. Bien qu’il doive reconnaître qu’un catamaran - y’a pas dire - est nettement plus rapide qu’un monocoque (oh pardon, que New Life), que de l’espace vital, il y en a bien plus, qu’il se sente mieux, côté estomac, à bord d’un cata ;… Il n’a pas été piqué par ce virus, ouf !



Quant au trajet retour en avion de Thierry, voilà à quoi il a ressemblé :




Eh oui, comme il ne faut pas déroger à la règle, à chaque fois que Thierry passe une douane, un contrôle de sécurité, qu’il soit en famille ou seul, il se fait contrôler. C’était donc « normal » qu’il se fasse arrêter !

Son premier avion Halifax-Philadelphie-Curaçao a été annulé pour cause de brouillard. On lui dit qu’il y aura peut-être un avion pour le lendemain. Thierry refusant d’attendre un jour de plus, on lui trouve de la place, sur un autre vol, d’une autre compagnie 3 heures plus tard pour Halifax-Toronto-Miami-Curaçao.

Le voilà parti pour les contrôles de sécurité. Dès le premier, il se fait repérer, sortir des rangs et contrôler. On lui tire le portrait sous tous les angles plusieurs fois, on lui scanne ses empruntes, on le fait attendre.

- Oui, mais j’ai un avion à prendre explique-t-il en montrant son billet d’avion.
- OK, pas de problème, vous l’attraperez votre avion.


Nouvelle séance de photos, au total il y en a eu 5. On le fait encore poireauter, sans explication. Et comme il fallait bien s’y attendre lorsque le douanier lui annonce que tout est en ordre en le raccompagnant dans le hall de départ, son avion était déjà dans les airs !




« Rebelotte », il retourne au même comptoir d’enregistrement, là où le gars lui avait déjà fait son deuxième billet d’avion. Il est étonné de le voir toujours à Halifax. Thierry tente de lui décrire l’épisode avec les douanes, mais l’homme doute. Soudain Thierry aperçoit le douanier américain qui l’avait arrêté, le siffle à travers l’aéroport pour qu’il vienne lui-même expliquer ses déboires. De là, on lui refait un troisième billet d’avion avec les mêmes escales, deux heures plus tard. Ca valait la peine d’être tôt à l’aéroport !

Comme le dit le dicton : jamais deux sans trois ! Au troisième billet, il embarque jusqu’à Toronto, vol sans problème mais Thierry pense déjà : Avec toutes les escales à venir, je ne suis pas encore à destination !

A Toronto, le temps de récupérer ses bagages, de traverser l’aéroport et de les enregistrer pour le vol sur Miami, il arrive 45 minutes avant le décollage de l’avion. Là, on lui dit :

- You’re too late Sir, the desk’s close, we can’t put you on that fly (désolé Monsieur, l’enregistrement est fermé, on ne peut pas vous prendre sur ce vol).

- Mais il reste ¾ d’heure hasarde-t-il de dire. Rien n’y fait on ne veut pas l’embarquer. Là, Thierry, abasourdi, reste planté devant le comptoir et leur dit :
- OK, I’m your problem, I pay for a flight to Curaçao, I have time, I’m stay here (OK, je suis votre problème, j’ai payé un billet pour Curaçao, j’ai du temps, je reste ici).
L’image du film Terminal où Tom Hanks reste bloqué dans un aéroport pendant presque une année lui traverse alors l’esprit.

Il n’est que 11 heures du matin. Une fois les autres passagers enregistrés et envolés pour d’autres destinations, on s’aperçoit que Thierry est toujours planté là. Il n’a pas bougé, il attend. Finalement on lui fait un quatrième billet d’avion, mais pour le lendemain matin à 06:00 Toronto-Miami-Curaçao. Là il est sûr d’être à l’heure pour l’enregistrement, il va passer la journée et la nuit à l’aéroport.

A force de déambuler de gauche et de droite, il se fait remarquer par la sécurité. Eh oui, ça en devient navrant mais c’est comme ça. Donc il repasse un contrôle à la suite duquel le policier en question en devient même amical lorsqu’il a vu les péripéties de Thierry pour en arriver là.

Pour lui faire passer le temps, il le ballade à travers l’aéroport sur sa moto électrique, ils se tirent réciproquement le portrait et rigolent ensemble de la situation.


Mercredi matin 04 :00 (deux heures avant le départ de son avion). C’est sûr Thierry était le premier client, puisqu’il a « dormi » sur place. Il se pointe au guichet pour faire valider son vol bien avant que les boîtes automatiques - qui sont un vrai casse-tête pour lui – ne soient allumées. Plus aucun souci jusqu’à Miami pense-t-il.

A Miami, les bagages suivent, il se retrouve en transit et embarque sur son dernier vol pour Curaçao. Une fois dans l’avion, il sombre dans un doux sommeil en attendant le décollage. Soudain, une activité inhabituelle à bord. Tout le monde se lève, prend bagages à mains et affaires personnelles et sort de l’avion. Tient aurais-je un vol pour moi tout seul ?
Non, il faut suivre le mouvement, le vol est annulé pour problème technique. Ce n’est que deux heures plus tard que tous les passagers embarqueront dans un autre avion.

Arrivé à Curaçao, il n’en croyait pas ses yeux, les contrôles douane et immigration se passent sans problème. Il saute dans un taxi qui l’emmène sans encombre jusqu’au port pêche où il retrouve sa petite famille en pleine forme. Du coup il invite le chauffeur du taxi à boire un coup pour fêter l’événement.

Voici ce Thierry retient de tout ça :

Première partie du voyage en catamaran de St-Martin-Halifax : Il y a des navigateurs qui se sentent arrivés au sommet dans le monde de la voile pour avoir fait une traversée de l’Atlantique en solitaire - ce qui leur monte à la tête - et se permettent des remarques déplacées tout en ignorant les éventuels conseils extérieurs d’autres navigateurs locaux. Pour apprendre il faut savoir (vouloir) écouter. C’est la raison pour laquelle j’ai quitté le bateau à Halifax alors qu’il était entendu que je reste à bord jusqu’à Rimouski, destination finale du convoyage.

Seconde partie du voyage, le retour en avion : Si ça me paraissait impossible de voyager en avion seul auparavant, maintenant je peux prendre un vol, même plusieurs, avec des problèmes aux escales, sans dépenser un centime de plus que le prix initial du billet et sans même parler une langue étrangère parfaitement.

Avec une pointe d'humour il lance : La prochaine fois je tenterai de prendre la place du pilote !

Dans les deux cas, ces expériences ont été positives.

Durant l’absence du capitaine à bord, j’en ai profité pour entreprendre des travaux qui attendaient depuis longtemps. J’ai confectionné de petits rideaux, cela faisait 7 ans que le tissu attendait d’être cousu.



La barre à roue a été vernie et une housse la protège dorénavant contre les attaques des UV.




Le dernier projet et pas le moindre, décorer la table du cockpit avec le Code International des Drapeaux. De la patience, il m’en a fallu pour isoler séparément toutes les couleurs, les travailler, les retoucher,…



…afin d’obtenir ce résultat constitué de 26 drapeaux, un par lettre de l’alphabet, 10 flammes pour les numéros de 0 à 9 et 3 triangles pour les substituts.



Avec Marvin on avait dit à Thierry qu’on entreprenait des travaux à bord, mais que le plus surprenant serait la nouvelle peinture du pont : rose et qu’on espérait sincèrement qu’il apprécierait à son retour.

Après avoir lu la pancarte fabriquée pour l’occasion par Marvin,…



…Thierry a cherché où on avait bien pu lui peindre son bateau en rose ! Rien n’en était bien entendu.

Nous ne sommes pas des funs invétérés de football, mais lorsque les Pays-Bas sont en finale avec l’Espagne et que les discussions ne tournent plus qu’autour de la « victoire » hollandaise, on se devait d’aller voir la finale et de soutenir l’Espagne.

Tout le mouillage s’est donc retrouvé chez Norman au port de pêche…



… bien que l’orange était la couleur dominante,…




… les quelques espagnols et leurs supporters ont été heureux du faire un pied-de-nez aux hollandais qui bien entendu on trouvé le jeu et l’arbitre injustes.




Malgré nos « programmes » de navigation différents, on se revoit un jour. C’est le cas avec l’équipage de Shiver. Il y a deux ans nous avions passé Noël à Great Bridge et Nouvel An à Belhaven (USA) en leur compagnie. Les retrouvailles avec Freddie ont été hilarantes et Marvin a été tout fier de lui présenter sa petite Joy.



Voilà pour ce mois-ci, profitez bien de la chaleur de l’été.
Avec nos meilleures pensées,
Les New Life en balade

lundi, 14 juin 2010

Curaçao, le 15 juin 2010 - avis pour les navigateurs

Salut à tous,

Pour le premier des messages, vous imaginez que je me passerai volontiers de le communiquer. Même si c’est un cas isolé sur la côte colombienne, C'EST UN CAS DE TROP, restez donc vigilents.




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MESSAGES POUR NOS AMIS NAVIGATEURS




1. Attaque sur les côtes colombiennes


Un bateau français, un jeune couple à bord quittent Curaçao, relâchent une nuit aux Monjes et font route sur les 5 baies. Ils s'arrêtent et ancrent dans la 3ème des cinq Baies. Dans la nuit du 27 mai, ils se vont voler les roulettes de leur échelle à l'arrière du bateau. Ils trouvent ça bizarre. Le 28, ils vont à terre et discutent avec des locaux, qui leur disent que la baie est tout-à-fait sécurisée, mais qu'ils devraient se rapprocher un peu de la plage pour être encore plus en sécurité.



Ils suivent ces recommandations. Dans la nuit du 28 mai, entre 01:00 et 03:00 du matin, 2 hommes montent à bord, armes à la main. D'autres sont sur le pont. Ils pointent les armes sur le couple de navigateurs, leur demandent de se retourner et leur jettent un drap sur la tête afin qu'ils ne voient pas leurs agresseurs, les attachent à une barre qui sépare la cabine avant. Ensuite ces derniers leur posent la question : armas, americanos, dineros ?


Les agresseurs très nerveux se sont un peu calmés lorsque les français leur ont parlé en espagnols, mais sont restés sur les dents.


Ils se sont fait complètement dévaliser, tout ce qui était à voler à bord l'a été; annexe, moteur, argent, passeport, matériel de plongée, gps, hifi, etc....



Les agresseurs les ont détaché avant de quitter le bateau avec le butin et leurs ont interdit de donner l'alerte de quelque manière que ce soit en précisant qu’il valait mieux pour eux qu'ils lèvent l'ancre dans les 30 minutes qui suivront leur propre départ. Un des agresseurs est resté sur le pont en attendant que ses acolytes se soient barrés pour partir à son tour.



Nos amis ont levé l'ancre et se sont rendus à Santa-Marta pour déposer plainte. Inutile car les policiers ont été totalement incompétents. Les Coast Guard n'ont jamais répondu à la VHF que ce soit de jour comme de nuit. Ils sont arrivés à Cartagena, sans rien. Ils ont été pris en charge par l'Ambassade français.



Ils vont bien, malgré la tournure des événements, leur vie n'est pas en danger et ils n’ont pas été blessés, si ce n’est un coup de crosse à la figure.



Pour la fin de l'histoire, à Cartagena ils ont été amendés de 250$, amende qui a baissé à 20$ suite à l'intervention de leur ambassade, pour ne pas avoir fait leurs formalités d'entrée à Santa-Marta puisqu'ils s'y étaient arrêtés pour dénoncer l'agression !


Le jeune couple publiera un article sur leur mésaventure, qui paraîtra certainement dans STW et Noonsite afin d'éviter toute mauvaise interprétation des événements.



2. Chantier Curaçao Marine




Pour le second message, je me contenterai de publier une photo du règlement du chantier Curaçao Marine afin que vous soyez complètement informés de la politique locale.



Dans la mise à jour de septembre 2009 je vous communiquais leurs tarifs, voici maintenant leur règlement. Je vous laisse seuls juges, surtout sur le point 15 qui m’interpelle quand même. Non seulement vous serez taxés 2$/pied en effectuant les travaux sur votre bateau (voir tarifs publiés en septembre 2009), j’apprends aujourd’hui qu’il est interdit de distraire les employés en leur adressant la parole. Oh, c’est joliment dit, ils ne sont pas là pour s’amuser mais pour travailler !









* * * *




Comme vous le savez la saison cyclonique a débuté le 1er juin. Pour l’instant rien à signaler - c’est très bien comme ça - si ce n’est que le bateau est prêt en permanence. Nous jetons un œil tous les jours sur les sites météo. L’approvisionnement est continuellement renouvelé afin de ne pas être pris au dépourvu. Sur le principe, à Curaçao, nous ne risquons pas grand-chose, mais bon vaut mieux rester attentif, la nature change au fil des ans tout en restant maître d’elle-même.


Laissez-moi vous donner des nouvelles d’un petit bonhomme haut comme trois pommes. Souvenez-vous d’Aladin qu’une grand-mère désemparée m’avait mis dans les bras il y a 2 ans déjà en me disant : il est à toi si tu le veux (voir blog avril 2008.) Le voici donc ce petit gars, en pleine santé, au milieu des siens.








Lorsque nous évoquons notre séjour aux San Blas avec nos amis nous le faisons avec notre cœur en laissant parler nos sentiments et nos émotions. Plusieurs d’entre vous y sont allés et ont été enchantés de voir ces îles. Doris et Régis sur Cercamon, ont eu, eux aussi, l’envie d’aller découvrir ce petit paradis situé entre la Colombie et Panama, de s’en imprégner en s’intégrant aux indiens Kunas ce qui ne se fait pas avec une visite éclair dans les îles extérieures aux lagons turquoises.


Tout comme nous, ils y ont passé quelques mois et y ont vécu des moments qui seront à jamais gravés dans leur mémoire. Vous pourrez lire le récit de cette aventure dans leur blog http://www.cercamon.unblog.fr ainsi que dans le prochain numéro de Nautisme Romand.


Le plus beau cadeau, ce sont les photos de « notre » petit Aladin que vous avez été plusieurs à nous envoyer. J’ai mis l’ajectif possessif entre guillemets car Aladin, a bénéficié de la chaîne de solidarité que nous avions lancée à l’époque et à laquelle beaucoup d’entre vous ont participé. Il a pu rester dans son village, entouré des siens, élevé dans les coutumes et traditions Kunas. Le voici entouré de tous les couvercles des boîtes de lait qui ont complété son alimentation de bébé.





Merci à tous ceux qui croisent dans les parages et qui au fil des années, nous adresse leurs photos en nous donnant des nouvelles de ce petit bambin.



Ce matin à la VHF une annonce nous informant que le trois mâts barque Eagle, bateau école des Coast guards américains est ancré à Willemstad, ouvert au public. Une bonne occasion d’aller faire un tour en ville…









… et pour Marvin une excellente raison de sécher l’école, mais bon c’est toujours instructif de se retrouver sur un tel bâtiment naval.







Des soucis de chaleur dans votre calle moteur ? Y’a qu’à en parler à Thierry, il va vous arranger ça, peu importe la taille des manches à air. En plus il en fera deux, une sur tribord, une sur babord et si ça ne devait pas être suffisant, faites-lui confiance, il trouvera un autre moyen.







Depuis que nous sommes partis, notre vie tourne autour de l’eau, mer et bateaux mais ce n’est pas pour autant que le capitaine en oublie ses vieux souvenirs lorsqu’il voit des bécanes bien que celles-ci n'aient rien à voir avec son style, il faut reconnaître qu'elles sont belles. Son fils suivrait-il les traces de papa ?








Une dernière nouvelle avant de vous quitter pour un mois. Marvin vient d’être promu, il a réussi son CE1 et peut aisément passer au CE2. Les vacances scolaires sont enfin là, il va pouvoir profiter de l’été et comme il le dit si bien : VIVE LES VACANCES, PLUS DE PENITENCES, LES CAHIERS AU FEU, LA MAITRESSE AU MILIEU.






Avec nos meilleures pensées,

Les New Life en balade