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mercredi, 16 janvier 2008

lettre du 16.01.08 de Cartagena

Salut à tous,

Le trajet de retour sur Cartagena s’est bien déroulé, aucun retard dans les avions, les bagages étaient à l’arrivée. Marvin a été exemplaire. La chaleur nous cueille à la descente de l’appareil 27 ° à 23h00, les polaires sont vite enlevées et rangées dans le sac à dos. Après les 4 escales du trajet (Genève-Barcelona-Madrid-Bogota-Cartagena), nous sautons dans un taxi, direction Club nautico afin de retrouver New Life qui nous attendait bien sagement.

Dans le cockpit, un cornet plastic contenant le petit-déj. du lendemain avait été gentiment déposé par Gigi et Lulu. Nous ne demandons pas notre reste et allons nous allonger.

30° au réveil, nous enfilons costume de bain et short pour mes deux hommes, costume de bain et paréo en ce qui me concerne, nous chausserons nos tong au lieu des bottes. A voir la tête que je fais, Thierry comprend vite que ça déborde de partout !!! 3 kg pris en un mois, aïe, aïe, aïe, en plus les copains nous disent : que vous est-il arrivé ? Vous êtes tout blanc ! Il faut avouer que notre séjour en Suisse a été bien arrosé et remplit de bonnes bouffes, de chocolat et de gruyère (sans trou svp).




Toutes les photos ne sont pas publiées afin de vous éviter une indigestion !

Aller, au diable l’avarice, on ne regrette rien, nous avons eu tant de plaisir à revoir familles et amis qu’on en oublie les kilos supplémentaires, ils fondront bien comme de la neige au soleil, Malheureusement pour certains, notre agenda s’est rempli plus vite que prévu et nous n’avons pas réussi à voir tout le monde, mais c’est promis, ceux qui étaient absents à notre emploi du temps débordant cette fois-ci, seront servis les premiers à notre prochain retour.

Marvin quant à lui, après avoir découvert le ski et la glisse, s’en est donné à cœur joie avec ses cops en déguisements en tout genre. Il a même été en compagnie de Maël faire une incursion dans son école afin de raconter à de petits suisses de son âge, sa vie en bateau.




Pour tous nos amis qui ne connaissent pas notre beau pays, voici quelques photos qui leur donneront peut-être l’envie d’aller faire un tour au pays du chocolat.




Pour tenter d’éliminer les effluves de l’alcool et poser quelques grammes, nous sommes partis en balade en forêt, malgré le froid qui régnait ce jour-là…




…même les moutons en avaient remis une couche, c’est tout dire.



Retournons à Cartagena avec les préparatifs de départ. Un gros nettoyage du bateau a été nécessaire car durant notre absence, les coquillages se sont bien accrochés à la coque à en boucher les écoulements des lavabos et des WC, laissant à l’intérieur du bateau une odeur nauséabonde. Thierry ayant une sinusite carabinée, j’ai donc enfilé cette fois-ci mon équipement de plongée et « hardi petit » pour un bon grattage, plus de deux heures dans l’eau pour en venir à bout.



La cocote minute quant à elle n’arrête pas de siffler pour la préparation des conserves, de bonnes odeurs s’y échappent. Cette fois, c’est de la ratatouille, du papet de poireaux, de la bolognaise, du ragout, du chutney de tomates d’Arbol, de la confiture de papaye, de la betterave rouge au vinaigre qui prendront place dans les bocaux.



Les brûleurs de la gazinière étaient complètement fichus, impossible de trouver le même modèle ici. Qu’à cela ne tienne une fonderie nous les refera en bronze pour trois fois rien quand on pense au travail qu’il y a, c’est incroyable.


Nos nouveaux coussins en vinyl rendent le cockpit plus confortable. Dommage que les attaches pour les fixer ont chatouillé Marvin qui, ni une ni deux, a saisi un ciseau (dans notre dos bien entendu) et n’a pas hésité une seconde à les couper !

A l’arrière du bateau, un nouveau support en inox pour les moteurs hors bord afin qu’ils ne gênent plus « Bébek Tutu » dans sa manœuvre lorsqu’il barre New Life.



Les pleins de produits frais, d’eau et de diesel sont effectués ainsi que les formalités de sortie. Nous prenons encore le temps d’une dernière escapade dans la veille cité de Cartagena qui nous plaira toujours autant de par son charme et sa tranquillité. Une visite du musée de l’or (pour maman), du musée maritime et du Castillo San Filipe (pour mes deux hommes) afin que tout le monde y trouve son plaisir.



Et nous voilà partis, direction Islas de Rosario pour une navigation de quelques heures, le temps d’une escale baignade et plongée, puis une étape plus longue de 180 miles, (env. 48h.) jusqu’aux San Blas. Près de 400 îles à découvrir (rassurez-vous, on ne les fera pas toutes). Vivent sur ces îlots les indiens Cuna, le peuple le plus petit au monde après les pygmées. Leurs rites, coutumes et les fameux molas qu’ils confectionnent seront à découvrir. Je vous en dirai plus après les avoirs rencontrés. Par contre il vous faudra de la patience, car malgré l’évolution du monde actuel, internet ne les a pas encore contaminés.

Au fait connaissez-vous mon capitaine sous cet angle ?



Avec nos meilleures pensées à tous. Les New Life en balade

dimanche, 2 décembre 2007

lettre du 03.12.07 de Cartagena de Indias

Salut à tous,

Voici deux bonnes semaines que nous sommes à Cartagena de Indias. Nous avons retrouvé des amis suisses à bord de Roi Soleil. Naviguant depuis environ 30 ans, Gigi et Lulu continuent à bourlinguer le monde. Ils nous font partager, par leurs récits passionnants, leurs connaissances et leurs expériences. Ça me fait vraiment chaud au cœur de les retrouver, surtout qu’on ne s’étaient vus que sur le plancher des vaches et qu'à l'époque New Life était encore en construction.



Marvin quant à lui n’en pouvait plus d’attendre ses potes de Joline, Mano et Maxime.




Une « crêpes party » pour célébrer nos retrouvailles. Nous boirons un coup à la santé de Loïc qui nous a fait parvenir une bouteille de cidre par l’intermédiaire de Joline.




Cartagena, la perle de l’Amérique latine est une des plus belle cité coloniale de l’épopée espagnole. On se laisse déambuler au rythme colombien, en buvant à longueur de journée des petits cafés bien serrés…



…en se désaltérant d’un simple bloc de glace râpé qui fera office de glace artisanale…



…en flânant dans la vielle cité, le nez en l’air pour admirer les balcons fleuris, les patios et les portes...




…en découvrant des artistes comme Botéro




…ou locaux.



Voici une nouvelle famille qui arrive au mouillage, Laurent, Marine et leurs deux enfants Lucie et Lilian du bateau Paco. Nous ne tardons pas à nous trouver des atomes crochus, notamment en parlant scolarité; ça fait du bien d’entendre qu’on ne galère pas seuls en tentant de faire entrer quelque chose dans la matière grise de nos gentils petits « monstres ». Mais le dimanche c’est journée relax pour tous, nous nous retrouverons à bord du navire école colombien A.R.C. Gloria que l’on a pu visiter au plus grand plaisir des petits comme des grands d’ailleurs. Le temps d’un cliché, nous avons réussi à faire tenir la troupe tranquille.




Je profite de l’escale pour aller chez le dentiste, car depuis mon essai infructueux à Curaçao, je souffrais le martyr. Vu l’infection découverte, je suis mise sous antibiotiques et suivie rapidement par Jesica Fajado qui a son cabinet à deux pas de club Nautico. Côté tarif, rien à voir avec ceux pratiqués chez nous. Il faut drainer l’infection de deux dents, déminéraliser les racines, les traiter, fabriquer et poser deux couronnes. Le tout pour environ 1’200 US$. Ça fait plus d’une semaine que j’y vais tous les jours. Ah si je m’y étais prise plus tôt !

On se fait faire également des coussins en vinyl pour le cockpit, histoire d’être un peu plus confortablement installés pour les navigations futures. Les brûleurs de la gazinière sont également refaits, des anodes pour le moteur sont coulées à la fonderie avec un modèle que nous leur avons donné.

José et Fanfan d’Amuitz ont réussi à réparer leur moteur. Il y a d’excellents mécaniciens, tourneurs, fraiseurs, soudeurs. On y trouve de l’inox, de l’alu, du cuivre, de bois, des pièces détachées. Si par hasard ce que l’on désir n’existe pas, on se le fait fabriquer à moindre prix (ex. brûleurs de la gazinière, anode, etc).

Par contre, nous ne sommes pas franchement impressionnés par les chantiers à terre, les prix sont quelque peu onéreux, se font à la tête du client, sans qu’on obtienne vraiment un devis précis… il faut voir; il faut discuter; revenez demain, etc. Les prix avaient flambés, il y a une année ou deux, plus personne ne venait sortir son bateau ici, alors maintenant il semblerait que l’on puisse discuter. Le temps nous manque, nous avons préféré nous abstenir, laissant New Life à l’eau. Au retour nous plongerons pour nettoyer la coque car ici les coquillages, algues et autres prolifèrent à vitesse grand V. Avant de partir toutefois, Thierry plonge, nettoie la coque et entoure d’un sac plastique l’hélice afin de la préserver au mieux.

Quand au père Noël, il commence sa tournée très tôt à Cartagena, il faut dire qu’il ne chôme pas vu la quantité d’enfants. Parfois il se trompe de bateau, il a livré un cadeau pour Marvin sur Nan Fong, croyant qu’il vivait à bord de ce catamaran. Heureusement que Betty et José étaient là pour le décharger dans sa tâche et lui dire qu’ils amèneraient le cadeau directement à Marvin qu’ils connaissent très bien !



Vous l’aurez compris, nous sommes au Club nautico car nous allons quitter New Life pour un peu plus d’un mois et rentrer en Suisse pour passer les fêtes de fin d’année en famille et retrouver des amis. Notre route vers l’ouest continuera à partir de mi janvier avec la découverte des San Blas et des indiens Cuna, et, et, et…. Vous le découvrirez en continuant à nous suivre à travers le blog.



Avec nos meilleures pensées à tous. Les New Life en balade